Pokémon, le film : Le pouvoir est en nous

Pokémon, le film : Le pouvoir est en nous
2018
Tetsuo Yajima

Deuxième film du reboot de la franchise, il était question de faire écho au second film d’animation historique de la licence en faisant « intervenir » le même pokémon légendaire, à savoir le meilleur de tous, Lugia. Ceux qui espéraient comme moi un long-métrage dédié à sa grandeur seront amplement déçu de ce point de vu là puisque le messie n’arrivera qu’à cinq minutes de la fin, sans avoir avoir au final la moindre importance.

De passage dans une ville côtière, Sasha va se rendre au festival des vents, une cérémonie en l’honneur de Lugia, le sauveur de la région, balayée perpétuellement par les vents grâce à sa bénédiction, leur offrant une source d’énergie éolienne continue. Marquée par le drame, la ville sera le croisement de plusieurs destins : celui d’une petite fille protégeant Zeraora, un pokémon légendaire menacé ; une sportive en devenir qui a sombré dans la dépression suite à une blessure, venue au festival pour que son frère à l’hôpital le vive par procuration ; un homme désabusé qui va tenter de se racheter une conduite pour sa nièce ; une vieille femme qui ne s’est jamais remise de la mort de son pokémon, les fuyant comme la peste de peur de revivre un jour pareil désespoir ; ainsi qu’un scientifique agoraphobe incapable de concrétiser ses rêves faute de les assumer.

Là où Je te choisis allait bien trop vite, on prend ici le temps de bien développer les nouveaux personnages, et rarement on a eu l’occasion d’en avoir des aussi bien travaillés. Certes un peu cliché, l’oncle un peu bourrin est très attachant, l’histoire de la vieille dame est très touchante, de même que la sportive est un excellent personnage. Tout est cousu de fils blancs, mais c’est un peu moins débile que d’habitude, véhiculant encore une fois de belles valeurs morales en dehors de l’abandon total de la jeunesse qui vagabonde inconsciemment à travers le monde et ses innombrables dangers. On regrettera en revanche le caractère complètement inutile de Sasha, d’autant qu’il ne se servira que de Pikachu tout du long (n’a t-il plus aucun autre pokémon ?), mais au moins il n’est pas accompagné cette fois de compagnons encore plus dispensables. La recette mignon / pathos marche un chouïa mieux de part une meilleure gestion du rythme, mais ça reste très moyen.

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