Power Rangers

Power Rangers
2017
Dean Israelite

Immédiatement propulsée série numéro une au monde lors de sa sortie en 1993, les Power Rangers furent un carton phénoménal à la télévision, écoulant par là-même une pléthore de jouets que les enfants s’arrachaient, alliant toutes les choses les plus classes au monde : les supers-héros en armure, les robots et les monstres géants. Depuis la série continue sans interruption et va accueillir sa 25° saison, bien que depuis la saison 7 le casting change tous les ans, mais son succès n’est plus aussi retentissant qu’avant et il était temps de relancer la machine.

N’ayant que peu de souvenirs de la série, la mythologie ne m’est guère familière, mais l’histoire des Power Rangers serait ici née d’un ordre galactique ancestral, préservant la paix dans la galaxie, ayant prit fin il y a 65 millions d’années durant un affrontement contre la terrible Rita Repulsa (Elizabeth Banks). En sommeil depuis tout ce temps, elle va comme par hasard être repêchée et réactivée par un chalutier qui passait par là, et ce à l’exact moment où le pouvoir des rangers va être arbitrairement attribué à cinq jeunes cons (incluant Dacre Montgomery, le BG de la seconde saison de Stranger Things) dont l’un a fait sauter la mine où reposaient les gemmes des anciens Power Rangers. Reprenant les choses là où elle les avaient laissés, Rita va à nouveau chercher à mettre la main sur le cristal de la Terre, ce qui tuerait toute vie sur la planète mais qui lui accorderait une puissance infinie.

Ah quand même ! Dès la première scène on regrette amèrement la théorie sur la destruction des dinosaures dans Transformers 4, bien plus crédible et intéressante que dans cette version où des extraterrestres se font la guerre et décident de pulvériser la planète pour la sauver. Paye ta logique ! On enchaîne ensuite sur le gag le plus fin du monde sur le fameux coup de traire une vache qui n’en est pas une, créant immédiatement une belle empathie pour le futur leader des Power Rangers. Les autres personnages ont eux aussi droit à une belle introduction entre le black attardé, la bombasse connasse et l’asiate rigolo. Ah oui, c’est vrai, il y a l’autre fille aussi, celle qu’on ne sait pas ce qu’elle fait là ni pourquoi elle reste avec eux puisqu’elle mettra presque une heure à ouvrir la bouche. Pour continuer sur de l’écriture de qualité, on notera le plagiat très discret de Chronicle, la présence indispensable et salvatrice de Bryan Cranston, qui livre une prestation murale poignante, sans compter l’enchaînement imparable des événements et la puissance des dialogues. À noter une méchante au charisme peu commun et des effets spéciaux pittoresques, balayant cette notion surfaite qu’est le réalisme. La firme avait de grands projets de saga, prévoyant à l’origine six films supplémentaires, mais inexplicablement le film n’a pas rencontré le succès escompté. Quand on sait qu’un film comme Pacific Rim avait engrangé 150 M$ en Chine, Japon et Corée alors que pendant ce temps celui-ci, visant un public similaire et ayant des intérêts financiers très importants aussi, ne dépassait même pas les 8 M$ sur ces trois territoires réunis, on comprend l’ampleur de la claque. Dommage, ça partait si bien…

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