#Chef

#Chef
2014
Jon Favreau

On ne peut pas peser un bon quintal sans s’intéresser un minimum à la nourriture, et durant trois ans l’acteur / réalisateur Jon Favreau avait animé une émission de télé culinaire. Le voilà cette fois à la tête d’un long-métrage sur le sujet qu’il a lui-même réalisé, écrit et où il campe le personnage principal, celui de Carl Casper, chef cuisinier d’un restaurant classique et particulièrement côté, appartenant au très dirigiste Riva (Dustin Hoffman). Une excellente place, mais n’ayant aucune liberté sur les menus, son art culinaire se mourrait, et le jour où un critique de renom (Oliver Platt) va descendre en flèche son absence totale de prise de risque et d’imagination, il va tout plaquer et se remettre en question, l’occasion pour lui de se redécouvrir créativement et surtout de se rapprocher de son fils qu’il délaissait depuis quelques temps.

C’est vrai pour à peu près toute forme d’art, la structure et la routine cassent l’inspiration, et quelle que soit la situation il est toujours bon de se remettre en question. Voyage touristique, culinaire et spirituel, le film véhicule donc de bonnes valeurs dans une ambiance festive malgré le poids ineffaçable de la dure réalité. Le film décolle d’ailleurs vraiment quand le héros décide d’ouvrir son esprit et accepte enfin la proposition de l’ancien compagnon de la mère de son fils, homme d’affaire incarné par nul autre que Robert Downey Jr. Question casting le bougre se fait d’ailleurs sacrément plaisir, puisque non content que de fricoter avec Scarlett Johansson, il se paye en plus Sofia Vergara pour camper la mère de son fils. Actrice personnellement vue à une seule autre occasion où elle servait de morceau de viande vulgaire, elle trouve ici un rôle sensible et sensuel, montrant qu’en plus d’avoir un corps de rêve elle possède aussi un charme ahurissant et une classe folle. Mais une déesse pareille ne fait pas à elle seule le film, dans l’ensemble plutôt plan plan et trop superficiel, même son approche des réseaux sociaux caressant trop le spectateur dans le sens du poil. Si on s’amuse par moment et que la passion culinaire est joliment communiquée, il manque ce soupçon de poésie qui aurait pu le démarquer.

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