Baby Driver

Baby Driver
2017
Edgar Wright

Pas disponible cet été pour aller voir ce film en salle, j’attendais avec impatience le nouveau long-métrage du génial Edgar Wright qui jusqu’alors enchaînait les sans-faute. Même son projet avorté Ant-Man transpirait son génie et le film est tout simplement le Marvel le plus drôle, bien qu’il aurait probablement été encore meilleur s’il était resté attaché au projet jusqu’au bout puisque les scènes d’actions rajoutées par le studio étaient plus dommageable qu’autre chose. Entre des critiques extrêmement positives et un succès colossal au box office, plus du triple de son précédent record, l’excitation était à son comble et j’attendais beaucoup de ce film. Beaucoup trop.

Orphelin qui a dû apprendre très jeune à se débrouiller, Baby (Ansel Elgort) a un jour volé la mauvaise personne : Doc (Kevin Spacey), cerveau d’un gang de braqueurs. Depuis, pour racheter sa dette, il officiait comme chauffeur pour lui, s’étant découvert un talent au volant. Une dernière mission et c’était fini pensait-il, mais on ne se sépare pas comme ça de sa patte de lapin dont dépend la poule aux œufs d’or.

Après une invasion de zombies, une ville de dégénérés, des alcooliques face à des extraterrestres et un super-héros braqueur, on s’étonne de voir le réalisateur en venir pour la première fois à quelque chose de très classique. On trouve là un héros lambda, pas mauvais de nature et qui se retrouve contre son gré mêlé au banditisme. Trois ans après Les Gardiens de la Galaxie, on retrouve encore un héros nostalgique qui pleure sa maman et qui écoute de vieilles musiques intradiégétiques, justifiant une bande-son assommante par le besoin de couvrir le sifflement des acouphènes dudit protagoniste. Un matraquage sonore quasi non-stop qui devient vite pénible, d’autant que le mixage sonore laisse à désirer. Côté motivations on a encore et toujours le proche handicapé et la belle demoiselle pour qui on ferait l’impossible : Debora (Lily James). Bien que je sois complètement amoureux de l’actrice et que sa présence m’enthousiasme au plus haut point, elle n’en reste pas moins un enjeu classique. L’écriture est paresseuse, l’ambiance funky déjà vue, le casting sympa sans plus (comprenant Jon Hamm, Jamie Foxx et Jon Bernthal), les meilleures scènes d’actions ne valent à aucun moment les pires des Fast & Furious, et même côté humour le film n’est pas si convaincant. Pour preuve, le passage qui m’a fait le plus rire c’est quand Baby et Doc sont dans l’ascenseur, imaginant le pauvre se faire violer par le désormais tristement célèbre prédateur. Si le film reste globalement sympa et distrayant, le réalisateur nous avait habitué à plus de folie.

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