Mister Showman

Mister Showman
2009
Sean McGinly

Inspiré par un vrai mentaliste qui avait connu son heure de gloire et avait réussi à faire un come-back tardif, le film raconte comment le grand Buck Howard (John Malkovich) s’est une nouvelle fois emparé de la scène après des années de retraite. Etant un homme difficile à vivre (bipolaire, capricieux, exigeant et arrogant), son personnel jetait régulièrement l’éponge, et il se retrouvait alors dépourvu d’assistant pour gérer sa tournée. Jeune homme ayant arrêté ses études de droit pour se consacrer à sa passion qu’est l’écriture, Troy Gable (Colin Hanks) se devait néanmoins de trouver un travail pour payer ses factures, et c’est ainsi que les deux hommes se sont rencontrés. Face à un tel personnage l’entente semblait difficile, mais Troy va apprendre à connaître l’homme se cachant derrière, tout en restant fasciné par les énigmatiques tours de son maître.

Tout le monde n’y est pas forcément sensible, mais certaines personnes dégagent un tel charisme qu’elles en deviennent pour beaucoup un gourou hypnotisant qu’on pourrait suivre jusqu’au bout du monde. C’est clairement le genre d’histoire que le film met en avant, mais ça ne prend pas. Dans notre monde où même les plus gros effets-spéciaux des meilleurs blockbusters nous lassent, où la course aux graphismes dans les jeux-vidéo n’est plus une fin en soi, le mot « impressionnant » semble perdre tout sens au fil du temps. Alors pour réussir à nous vendre du rêve avec un spectacle de magie, il faut à minima faire voler en éclat les lois de la physique ou de la nature. Ici, on nous montre de l’hypnose comme on en soupe depuis des siècles avec pour clou du spectacle un tour de passe-passe quasi grotesque et malaisant où il doit retrouver son cachet caché : on ne joue pas avec de l’argent, surtout pas avec une telle désinvolture. Le show est mou, vu et revu, la mise en scène plate et le fameux showman est ringard, voir pathétique. Pire, les acteurs ne sont pas au mieux et on se croirait devant un téléfilm. Dans ces conditions, même si on croisera Tom Hanks et Emily Blunt, s’intéresser à cette tournée serait un véritable tour de magie, contrairement à ceux montrés dont la redondante et la platitude auront tôt fait de nous endormir.

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